Québec trad fiddler, singer composer

“The best – in fact the only way – to be true
to the tradition is to invent it yourself.”

Claude Méthé has played and sung traditional Québecois music since 1974. Self-taught, he has made his mark as a fiddler and singer for some 35+ years. During this time, he has been a member of numerous groups who have left their imprint on the renaissance of traditional music here in Québec : le Rêve du Diable, Manigance, Dentdelion, Ni Sarpe Ni Branche, Entourloupe…

Besides his many compositions, which appear on his own and recordings by his peers, his personal repertoire also contains songs and tunes gathered from other Québec trad players such as his former mentor and close friend Aimé Gagnon, who passed away in 1997.

His most recent recording is a first solo effort for him, “L’Amant Confesseur”, on the Roues & Archets label. A 2006 nominee at the Canadien Folk Music Awards for Trad Album of the Year, it is a perfect reflection of his musical pursuits – newly minted “old” tunes and songs that are deeply inspired by Québec trad roots.

In 2008, Méthé’s group Dentdelion flowered once again, this time in the company of two “créatures créatives” based in the Lanaudière region, Dana Whittle and Denise Levac. And since a clover sometimes has more than three leaves, Dentdelion occasionally becomes a quintet with the addition of Colin Savoie-Levac and Béatrix Méthé, two young players with old souls.

“We leave together, at dawn, like the Amériquois, to ride the current toward the interior and put a smile on the feet of the fastest dancer.”

Tournée maritime

La version “extensible” de Dentdelion : Claude, Dana Whittle, Denise Levac, Béatrix Méthé et Colin Savoie-Levac (plus un frère et un cousin) ont fait une première tournée maritime, bien installé dans leur 1995 VW Eurovan. Le groupe à joué au festival de musique Terre-Neuve/Labrador, sur l’île de Cap Breton et sur l’Ile-de-Prince-Édouard à Summerside, où ils ont visité la violoneuse Karine Gallant et sa famille (incluant son père Gary Gallant, lui-même auteur-compositeur-interprète accompli).

Avant le Rêve

Claude Méthé circa 1975J’ai commencé à jouer du violon vers l’âge de 18 ans, je ne sais plus exactement. Je grattais déjà la guitare de ma soeur, puis la 12-cordes de mon frère dès l’âge de treize ans, dans la maison familiale de Ste-Foy. Ma mère, comme toutes les mères, chantait “Isabeau s’y promène”. Chez nous il n’y avait pas beaucoup de musique ¨live¨ mais au cours des années, une énorme quantité de musique sur disque s’est faite entendre : chansonniers du Québec, chanson française, folk américain, Elvis Presley, les Beatles… pas beaucoup de violoneux.

Durant plusieurs magnifiques étés passé à Trois Pistoles dans le bas du fleuve mes parents nous amenaient voir des spectacles de chansonniers au ¨Pirate de St-Fabien sur Mer¨, une grange que le folkloriste Raoul Roy avait transformé en boite à chanson pour la saison estivale.

Ensuite mon idole d’adolescence fut Bob Dylan, même si je ne comprenais guère son étrange façon de chanter en anglais, j’aimais la simplicité crue et la vérité qui se dégageait de cette musique. Elle me touchait au plus profond de moi même , un rythme de guitare une harmonica écorchée une voix braillant une poésie qui me semblait provenir d’un terroir commun à toute l’humanité.

Il y avait à Québec dans ce temps là un joueur de guitare style ¨fingerpicking” nommé Joce Sheehy. Il composait de belles pièces instrumentales qui m’ont bien inspiré à l’époque. Il jouait sur une petite guitare Martin toute sorte de folk et de blues . A Toronto il m’avait déniché une vieille guitare style ¨parlor¨ Martin 000¨ de l’ année 1917, j’adorais cette guitare et je l’ai perdu malencontreusement en voyageant au Mexique et au Bélize où on me l’a volé quand on dormait à la belle étoile. Rendu au matin, belle surprise! la guitare ancienne n’était plus dans la boite, on a cherché longtemps même que nous sommes aller voir le¨ shaman¨du village mais les auspices n’étaient de mon coté je suis resté bredouille.

Pendant des années j’ai gratté, au désespoir de mon père, pas mal tout seul, dans la cave chez nous en imitant tous ces joueur de guitare américains. A 19 ans j’ai hérité, avec l’aide de ma grand-mère Jeanne Smith de mon premier “char¨une plymouth Belvèdere 1966 bleue argent je crois avec seulement 33,000 miles au compteur. Jeunesse en liberté, j’ai commencé à explorer la campagne, l’essence à 50cents le gallon on pouvait se promener à bon compte. Je me souviens du premier automne, de la première neige, du premier tête à queue; on était parti une “gang¨pour aller voir un show de bluegrass au Vermont : Earl Scruggs et Doc Watson. En arrivant à Montréal, sur la 138, v’la-y-pas qu’en changeant de voie que l’auto se met tourner sur elle même, glissant sur fond de première neige jusqu’à enjamber le remblaie pour me retrouer immobilisé en sens sur inverse, dans le milieu des deux voie rapides avec une roue complètement foutue. Woah ! on a eu peur pendant 5 minutes mais avec quelques heures de retard on s’est débrouillé pour se rendre jusqu’à Burlington pour assister au concert de nos idoles de banjo et de guitare.

Dentdelion dans la cuisine #1

Dentdelion joue une nouvelle compo de Claude (pas encore entitulée). Filmé par Béatrix Méthé avec son p’tit laptop Mac en avril 2008. Béatrix Méthé (violon), Dana Whittle (accordéon), Denise Levac (flûte), Colin Savoie-Levac (guitare), Claude Méthé (violon).